les beaux fruits de l'adultère
Je lis dans la revue Science et Avenir un article que je trouve vraiment intéressant sur le comportement animal.(voir ci-dessous)
Je me demande si une étude du comportement dit humain ne s'en rapprocherait pas un petit peu.
Certains hommes et certaines femmes auraient ils une marmotte en eux?
Et qu'en est-il des rejetons des humains?
Ce comportement animal ne serait il pas une stratégie payante adoptée souvent par les humains?
Ne serait-ce pas plus sain que le comportement dicté par la sacro-sainte morale judéo-chrétienne?
N'y aurait il pas moins d'agressions, d'infanticides, de viol, de bagarres, de guerres si ce comportement était reconnu comme stratégie valable pour la survie de l'espèce humaine?
Evidemment me dira-t-on, l'Homme n'est pas un animal, il est plus évolué que ça. Ah bon?
Lisez plutôt...
Cordialement.
Frédéric
NB A lire aussi, le livre de P.Salomon, "Bienheureuse Infidélité", ou le livre de F.Simpère "il n'est jamais trop tard pour aimer plusieurs hommes".
Les rejetons nés des amours infidèles des marmottes alpines sont plus sains, ont de meilleures chances de survie et s'imposent plus facilement au sein de leur groupe que leurs frères et soeurs "légitimes".
(Tiens tiens, ça me parle ça! )
C'est la conclusion de l'étude d'Aurélie Cohas, du laboratoire de biométrie et biologie évolutive de l'université de Lyon, parue dans le "journal of animal ecology".
La chercheuse voulait tester l'hypothèse selon laquelle, chez les espèces monogames, l'infidélité pourrait avoir des bénéfices génétiques, non seulement pour les mâles, mais aussi pour les femelles.
Depuis Darwin, on sait que les mâles multiplient les partenaires pour augmenter leur chance de reproduction.
Quant aux femelles, qu'elles soient oiseaux ou mammifères, elles sont surtout connues pour essayer de s'attacher à un père nourricier pour leurs petits: qu'ont-elles à gagner - sur un plan évolutif - à multiplier ces infidélités que les scientifiques ont découvert
tardivement en multipliant les études génétiques?
Dans les années 1980, l'observation des singes langurs dorés a montré qu'en copulant avec plusieurs pères putatifs, elles évitaient les infanticides par un de ces mâles. Aujourd'hui, l'étude de la réserve de la Grande Sassière (Savoie) confirme qu'en trompant leur partenaire
habituel, les femelles augmentent probablement le brassage génétique et obtiennent des petits plus performants.
A partir de l'age de deux ans - celui auquel ils quittent leurs parents - les jeunes marmottons nés hors couples stables ont une chance de survie accrue de 30 %, note Aurélie Cohas.
Enfin, les rejetons adultérins ont un succès reproducteur légèrement meilleur et accèdent plus fréquemment à des statuts dominants.
R.M.

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