Estime de soi

L’estime de Soi - Retrouver une facette de l’Amour.
 

Le DalaI lama lorsqu’il entra en contact avec le monde occidental fut atterré de voir à quel point les occidentaux avaient peu d’estime d’eux-mêmes.

Cette affliction de l’esprit (comme bien d’autres détresses) prend racine dans la perception erronée de la réalité qui repose sur l’ignorance de notre vraie nature et la tendance à alimenter les émotions négatives.

Lorsque, par le processus d’Investigation Intérieure, vous questionnez vos pensées souffrantes basées sur votre perception de la réalité, vous tombez immanquablement sur le sentiment de perte d’estime de soi, joint à une perte de confiance en soi et à une dévalorisation qui mènent inévitablement à un manque d’amour de soi…

Prenez l’exemple d’une tristesse, d’une colère, d’une inquiétude et reliez ce sentiment à la pensée qui l’a suscité : par exemple « Je suis en colère à cause de X parce qu’il/elll ne me respecte pas (ou ne m’écoute pas, ou ne m’aime pas etc…) ».

Quelle est votre tendance réactive, lorsque vous avez cette pensée ? (faites votre choix)

  1. je lui en veux
  2. je me ferme
  3. je mets des distances entre nous (je me sépare)
  4. j’enrage,
  5. je lui fais des reproches (oralement ou mentalement)

Comment votre corps réagit-il ?

  1. je ressens des tensions physiques ou des malaises dans mon organisme

Quel film vous faites-vous mentalement ?

  1. toutes sortes d’images me viennent qui confortent les « raisons » que j’ai de lui adresser ces reproches
  2. plein de pensées sous jacentes émergent : il ne m’apprécie pas, il se moque de moi, il me déteste…

Quelle attitude mettez-vous en place avec cette pensée ?

  1. je m’enferme dans une attitude de mépris ou de supériorité (« moi, je ne suis pas comme ça »…)
  2. je ne le respecte pas (ne l’écoute pas, le l’aime pas…)
  3. je cherche des stratégies pour obtenir qu’il me respecte (m’écoute, m’aime…)
  4. j’essaye de le manipuler pour obtenir son attention, son respect…
  5. je deviens irritable lorsque cela ne « marche » pas

Cette pensée apporte t elle la paix ou le stress dans votre vie ?

  1. je suis tendu avec mon entourage
  2. je stresse
  3. Je ressens de l’anxiété
  4. je me demande ce que j’ai pu faire pour qu’il ne me respecte pas (ne m’écoute pas…)
  5. je commence à culpabiliser, à douter de moi
  6. Je me sens nul (je me dévalorise)
  7. je me puni en m’empêchant de vivre, en me rendant malade, en m’en voulant, etc…
  8. je me sens victime, triste et impuissant à faire changer l’autre.
  9. je perds confiance et estime de moi…. Et je perds ainsi l’amour de moi et de l’autre.

La perte de l’estime de soi fait partie de ces effets pervers décrits dans le cercle vicieux de la peur (que je développe dans le stage « Aimer ou avoir peur ?)

Cette perte d’estime de soi équivaut à un manque d’amour de soi, dont l’origine est une blessure qui prend naissance, le plus souvent, dans l’enfance. Cette blessure est liée au sentiment de séparation et à la découverte de l’amour conditionnel des parentsainsi qu’au système établi de  récompense/punition.

La perception d’une non reconnaissance, non acceptation, non appréciation… vont façonner l’enfant puis l’adulte en provocant une blessure d’âme intolérable, inconsciente la plupart du temps, et qui s’exprimera sous forme de syndrome : d’abandon, de rejet, d’injustice, etc. selon l’histoire personnelle de chacun.

Cette blessure originelle de l’âme, insupportable, provoque un ressentiment, mêlé de colère, d’agressivité voire de haine envers le(s) parent(s). Or de tels sentiments sont brimés, cassés à la base par l’éducation et condamné par la société (école, groupements, etc). N’ayant pas de réel exutoire, ce ressentiment sera le plus souvent refoulé, puis, transformé et retourné vers l’extérieur sous forme de jugements, de critiques et davantage, ou vers l’intérieur sous forme d’autodestruction, entraînant dans son sillage, honte, culpabilité, croyance(par ex. « je suis mauvais si je suis en colère »).

L’anxiété, cette forme de la peur, viscéralement inscrite, est si courante et indécelable qu’elle crée un état de tension interne dont on cherchera à mettre un terme par l’auto-punition, cause de nouvelles souffrances -  morales, psychiques (On  finira par s’en vouloir d’être comme on est) – entraînant une dévalorisation de soi, une non estime de soi, une négation de soi qui glissent lentement vers cette sensation éprouvante de manque l’amour.

Ce n’est que par l’accueil et l’acceptation de Ce Qui Est, dans l’instant, que ce soit la situation ou la souffrance vécue, que peut s’inverser ce processus d’auto destruction.

L’observation et l’investigation de l’origine de cette souffrance et la reconnaissance de tous nos états internes sans jugement peuvent faire renaître l’estime de soi et un jugement approprié de la réalité.

Par la compréhension et la réalisation des phénomènes vécus, nous éprouvons peu à peu de la compassion et de la gratitude qui illumine notre vie intérieure et s’exprime à l’extérieur.  

La confiance se développe par la pratique d’observation de nos schémas compulsifs qui peuvent être enfin gérés dans une foi nouvelle en notre capacité de régénération et un lâcher prise (voir article n° 184 Recto Verseau déc.2007).

Cette reconnaissance permet une  attitude neuve de présence à soi-m’aime.

L’action, soutenue par l’amour et l’estime de soi, prendra une toute autre ampleur et une communication bienveillante dans le respect de soi en est une des résultantes.

Par exemple, imaginez-vous la même situation sans la pensée que X ne vous respecte pas (ne vous écoute pas, ne vous aime pas, etc.).

Qui seriez-vous si vous n’aviez pas expérimenté cette pensée ? Que ressentez-vous alors ? Comment pourriez-vous vivre votre vie sans cette pensée ? Comment agiriez-vous avec autrui sans cette pensée ?

Ne pourriez-vous pas davantage exprimer votre besoin (de respect, de tendresse etc..), simplement,  sans en faire toute une histoire ?

Ce n’est jamais une situation mais bien la perception de celle-ci et le jugement porté sur soi qui provoque la souffrance.

Par exemple, si je pense : je suis trop gros(se), trop petit, pas assez intelligent, beau/belle , je suis nul(le)  etc….

Comment est-ce que je me traite ? Quelle opinion ai-je de moi ? Comment est-ce que je me considère quand j’ai ces pensées?

Faites l’exercice à votre tour…

Comment me sentirai-je sans ces pensées dévalorisantes en étant simplement tel(le) que je suis ?

Prenez votre temps, écoutez à l’intérieur de vous la réponse.

La paix, la sérénité, la clarté mentale et l’estime de soi peuvent refaire surface lorsqu’il est perçu clairement que ce sont nos pensées qui  génèrent nos afflictions.

Dans le travail d’investigation, on procède également à un retournement des pensées initialement émises, ce qui est révélateur de notre projection mentale sur le monde extérieur.

En effet, une pensée comme « Il/elle ne me respecte pas » donne à l’inverse, par exemple : « JE ne ME respecte pas ». Faites le silence en vous et regardez, en toute ingénuité, si cela n’est pas aussi vrai, ou même plus vrai (dans mon cas c’était souvent plus vrai !).

Un autre retournement est « Je ne LE respecte pas ». Voyez comment, lorsque vous êtes blessé, vous chercher à blesser l’autre à votre tour. Cependant, qui ressent la douleur ?

Le monde est le reflet de notre esprit.

C’est surtout la Loi du talion qui règne sur cette planète. Plutôt que d’investiguer et de comprendre les mécanismes et les programmes de survie des humains, nous cherchons à nous en défendre pour nous sécuriser, jusqu’à attaquer à notre tour. Ce faisant, nous perdons l’estime de nous et de l’autre, aveuglé par notre peur.

L’estime de soi, étroitement liée à la confiance en soi, au respect de soi et donc à l’amour de soi est un pilier pour accroître un potentiel d’ancrage dans la réalité. Elle conduit à la foi qui permet d’aborder la vie avec sérénité. Elle naît de la reco-naissance de notre nature essentielle, et s’enracine dans la compréhension de cette vraie nature, faites de joie et d’amour. Elle nous aide à grandir, sans orgueil, sans mépris, sans supériorité ou infériorité, sans haine et sans fausse pudeur. Elle nous aide à exprimer nos vrais besoins dans une communication bienveillante et saine, à respecter ce qui ne nous convient pas et à en assumer la responsabilité.

L’estime de soi est aussi le gage d’une souveraineté à retrouver dans le seul royaume où nous ayons un réel pouvoir : à l’intérieur de nous. Le pouvoir de nous accepter totalement tel que nous sommes, ce qui n’a rien à voir avec une complaisance ou un laxisme.

C’est un pas essentiel de retour en notre demeure, démarche très souvent absente dans notre culture, influencée par des mémoires judéo-chrétiennes qui nous ont enfoncé peu à peu dans un déni de nous sous prétexte de don ou plutôt de sacrifice de soi afin d’atteindre …

Quoi, au fond ?

 

Myriam Lebrun est accompagnatrice certifiée du processus « The Work of Byron Katie ® »

Personne de contact pour le BK International en Belgique, elle introduit cette méthodologie sous diverses formes dans tout le monde francophone…

Sa perspective de la vie, libérée des projections mentales, lui font accéder à cet « Art du Bonheur » qu’elle transmet par ses stages et consultations.

Sa perception est proche d’une vision non duelle liée à l’unité de l’Être.

Fondatrice de l’association Stimul’In à Bruxelles, elle anime cet espace d’épanouissement de Soi.

Elle travaille actuellement à la rédaction d’un livre : «  Aimer ou avoir peur ? »

Pour en savoir plus lisez :

« Aimer Ce Qui Est » Byron Katie - Ed .Ariane

 « J’ai besoin que tu m’aimes : est-ce vrai ? » Ed. Guy Trédaniel

et consultez www.thework.org et www.stimulin.be en réfection

Myriam Lebrun sera présente auCénacle à Genèvepour y partager son expérience au travers de deux stages reprenant un processus et des exercices concrets d’accès à la libération de soi.

25-26-27 avril 2008

Stage de 2 jours : « Cessez de chercher l’amour et …le trouver.»

Précédé d’une soirée d’initiation au Questionnement Intérieur. (pré-requis)

23-24-25 mai 2008

Stage de 2 jours : « l’Amour ou la peur ?»

Précédé d’une soirée d’initiation au Questionnement Intérieur. (pré-requis)

Stage de 2 jours : « l’Amour ou la peur ?»

En Août, à Bruxelles.

infos et Renseignements :

Myriam Lebrun  - Stimul’In asbl  - Bloemendallaan 53 - B 1853 Strombeek-Bever(Belgium)

Tél.: +32 2/732 01 68- +32 477/81 82 00  - SKYPE : myriam.lebrun

E-mail : info@stimulin.be - WEBSITE: www.stimulin.be  



Article ajouté le 2008-05-27 , consulté 107 fois

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